On recolle les restes punks comme les lettres gothiques d'un improbable télégramme annonyme, et des titres du genre "Liste de droite", "CRS", "Giscard complice", mais aussi "Je t'ai donné ma vie"... On connaît déjà le "Manu Chao", qui célèbre innocemment le virement de casaque, enfin de bonnet. Alors, que donne le tout ? Je vous l'demande... Dois-je vous l'avouer,
camarades ? Une pensée traitre, les premières fois sont
forcément décevantes. Enfin, écoute après écoute, l'album se décante. Pas mal de nostalgie dans tout ça. Pas mal de référence au vieux rock indé, des requins (parce qu'ils ont des dents...),et encore, ce n'est pas le week end pour Joey dans Chocorêve, référence à lui-même Wampas des albums précédants, au rock poseur intello incompréhensible genre Diabologum (Apprentis charcutiers) et -comble du romantisme- jusqu'à Musset, la ballade à la Lune qui éclairait son prénom ! Le son Wampas est
toujours là, mais bien plus abordable qu'avant. Bien plus gentillet
et guilleret. Heureusement,
de très bons titres nous sont offerts en pâture, du Télégramme
de Brest à l'Aquarium Tactile. Le Chocorêve typiquement wampassien
aussi, alternant énergie brute et douceur décalée,
et la Liste de Droite, une ballade à la Didier (c'est tout dire...). Bilan des courses un bon album, mais inégal. Un peu trop gentil et bien peigné. Enfin, ils attaquent
la scène dès le début du printemps. A voir absolument,
ce n'est qu'en concert que le grouppe délivre toute son ampleur.
Le rock'n'rool, c'est vraiment la belle vie ! Manu
Chao, extrait du nouvel album des Wampas ! Manu Chao a dénier
aux Wampas le droit de s'inspirer de sa dernière pochette d'album
! |